Inspire-moi seulement de Princess S.O.

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Inspire-moi seulement de Princess S.O.

Message  Isatis le Sam 17 Oct 2015 - 9:44

Inspire-moi seulement
de Princess S.O.


Résumé :

Xherdan Chantal est un artiste qui en est encore à essayer de trouver sa place parmi les maîtres de la couleur. C'est une âme plutôt indépendante, travaillant au Metropolitan Museum de New York, qui n'a pas le temps de faire semblant d'être ce qu'il n'est pas ou de s'impliquer dans quoi que ce soit si ce n'est de stimuler sa muse.

Cependant, quand un pole danseur local se faufile avec insistance dans sa vie, se débrouillant pour séduire beaucoup plus que la muse de Xherdan, il n'est pas sûr de savoir comment relativiser. Là encore, la peinture est la magie artistique de Xherdan, pas les mots. Ainsi, tandis que la prose poétique lui fait défaut, il est heureux d'explorer cette nouvelle sensation avec une attention fidèle qui met Sreven au-dessus du reste du monde dans le seul but de nourrir sa muse. Ce à quoi Xherdan ne s'attendait pas , c'était que Sreven devienne la raison d'exister de sa muse.

Mais il y a un combat qu'un amant ne doit jamais engager avec un artiste.



Sortie le 23 octobre 2015 chez Juno Publishing

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Re: Inspire-moi seulement de Princess S.O.

Message  Attila le Jeu 19 Nov 2015 - 23:14

Sublime, envoûtant, déchirant. Ce que j'ai aimé ce bouquin.  yeux qui brillent

Vous n'avez pas idée à quel point ces deux hommes-là m'ont fait planer. Le titre prend tout son sens lorsque l'on est plongé dans le récit et la plume remarquable de l'auteur est d'une exquise beauté. Princess S.O dont c'est le premier ouvrage que je découvre m'a ravie à un point tel qu'il m'aura fallu plusieurs semaines avant d'arriver à écrire quoi que ce soit comme avis. Elle a su me toucher en plein là où ça fait mal et m'emporter loin, très loin avec ses hommes.  

J'ai lu la version française pour celui-ci et je tiens à préciser que je suis vraiment heureuse que la couverture que je trouve très belle soit restée la même que celle de la vo. 

Inspire-moi seulement est l'histoire de la rencontre entre deux artistes fascinants et extravagants chacun à leur façon. L'un étant un artiste peintre de talent et l'autre un jeune danseur doué et passionné.

Xherdan est un peintre qui ne vit que pour sa passion et n'a de cesse de vouloir nourrir sa muse, le reste du monde ne compte pas vraiment à ses yeux. Il vit seul dans un immense loft reconverti en atelier où il y invite ses modèles qu'il va chercher dans des endroits pour le moins surprenants et insolites. Des bars, des boîtes de nuit, peu importe, du moment que sa muse est inspirée. Il aime les hommes mais n'entretient pas de relations (ou juste de manière occasionnelle et l'affaire d'une nuit) car cela ne l'intéresse pas et il se satisfait tout à fait de sa situation. Jusqu'au jour où sa route va croiser celle de Sreven, un pole danseur qui va retenir son attention.

Sreven est un danseur passionné streapteaser dans un bar pour pouvoir payer ses factures. Il aspire et rêve à bien plus que ça, pouvoir vivre un jour de la danse mais sur les planches. C'est un homme qui semble sûr de lui au premier abord mais en fait on sent une certaine fragilité en dessous de la surface. Lorsque Xherdan va lui proposer de le ramener chez lui afin de contenter sa muse et le peindre il va au départ se méfier et être sur la réserve. En effet il n'est pas un homme qui se donne facilement contrairement à ce que son métier pourrait laisser penser et même si Xherdan lui plaît il voudrait être plus qu'un corps à peindre et à admirer pour l'artiste. Il souhaiterait être considéré pour ce qu'il est et enfin compter un minimum pour quelqu'un en dehors de son physique. 

Rapidement, et à l'étonnement de Xherdan (qui ne conclut jamais avec ses modèles et se contente en principe seulement de les admirer sur ses toiles et dessins) ils vont entamer et une relation. Elle s'avérera fragile et assez complexe car Xherdan a beaucoup de mal à exprimer ce qu'il ressent. En dehors de son atelier et de ses pinceaux il est assez étranger à ce qui l'entoure et la communication avec autrui n'est vraiment pas son fort c'est peu dire.  

Ces non-dits vont amener des complications qui vont beaucoup les faire souffrir tous les deux, et nous lecteurs avec.

Si comme moi vous aimez lire en musique la playlist est en parfaite adéquation avec l'atmosphère du roman. Ce sont des morceaux que je connaissais déjà mais je dois dire que les réentendre tout en lisant certains passages du livre a savoureusement amplifié l'effet dévastateur des scènes intimes. En parlant de ces scènes sensuelles elles sont très très intenses et envoûtantes. A certains passages je pense que mon esprit a dû les rejoindre quelque part d'ailleurs tant je planais, si si. 

Je ne résiste pas à l'envie de partager un de ces moments forts, par contre je le mets en spoiler afin de ne pas me retrouver avec un avis qui fait 2 pages mais il n'y a aucun risque donc vous pouvez parer au décollage en toute sécurité !

Imaginez-vous un immense loft de 250 mètres carrés reconverti en atelier d'un artiste peintre. Avec ses chevalets et ses nombreuses toiles de diverses tailles accrochées aux murs pour certaines, suspendues au plafond et posées à même le sol et contre les murs pour d'autres. 
Imaginez aussi d'ingénieux systèmes de cordes et de poulies accrochées au plafond permettant de manoeuvrer le tout. 
Imaginez-vous enfin le maître des lieux, l'artiste peintre. Un très bel homme, taciturne, qui est affalé sur son vieux canapé dans ce même loft. Un autre homme est présent, lui aussi artiste. Un danseur émérite au corps souple, fiévreux et admirablement sculpté par des années d'exercices physiques et intenses. Il est simplement vêtu d'un pantalon souple et s'apprête à laisser la musique diffusée dans l'espace prendre possession de son corps. Maintenant lisez...
Spoiler:
Pendant un moment, Sreven laissa la musique parler pour lui. Ses mains et ses pieds semblaient se mouvoir sans qu’il leur en donne l’ordre conscient. Il s’enroula le poignet dans la corde et avança de quelques pas, se laissant emporter par son élan. Ses pieds quittèrent paresseusement le sol sans paraître suivre ni but ni intention – se laissant toujours guider par la chanson. Puis tout changea, son corps s’adapta au tempo, prévoyant ce qui allait suivre. Sreven gonfla les bras et souleva son poids. Ses jambes intervinrent pour placer son corps à la verticale. Il y eut une pause, puis il exécuta une pirouette aérienne et retomba dans les cordes qui s’enroulèrent comme un serpent autour de son torse. Autre mouvement des jambes, autre ascension. Il remonta le long de la corde en défiant les lois de la gravité. Il s’arrêta à un mètre – ou plus – du plafond, cambra le dos et laissa retomber sa tête, jambes pointées de chaque côté pour dessiner un horizon. Au moment exact où le rythme de la musique changea, Sreven tomba dans une vrille mortelle qui le propulsa vers le sol.
Je quittai d’un bond le canapé, en pensant : oh merde, est-ce qu’il me reste assez de bandages ? S’il s’écrase sur… Mais déjà, il s’était arrêté pour flotter juste au-dessus de ce plancher qui aurait pu représenter sa mort imminente. Il glissa doucement jusqu’à ce que ses pieds touchent le sol, puis sauta, pour entamer un salto arrière. Après ça, ses mouvements, à la fois puissants et fluides, s’enchaînèrent les uns aux autres. Je n’arrivais plus à suivre – pas avec des mots en tout cas, parce que là n’était pas mon point fort.
Me penchant en avant, je fouillai sous le canapé dont je sortis un épais bloc de papier à dessin et divers fusains. Sans quitter des yeux l’homme pris dans mes cordes, j’observai le travail des muscles de ses bras. Je trouvai une feuille vierge, j’optai pour un fusain et laissai ma main exprimer ce dont mes mots ne seraient jamais capables. Je dessinai sur le papier un croquis des mouvements de Sreven. Combien il était remarquable ! C’était à présent la musique qui devenait son amant et non moi, et j’enviais leur parfaite connexion. La première ligne évolua en une centaine d’autres, positionnées comme au hasard sur le papier blanc, mais qui peu à peu commençaient à prendre forme. Mon eidôlon, mon amant hédonique. Ma Muse sous sa forme physique.
Une fois la chanson terminée, Sreven se figea, ses pieds aussi. Sa poitrine se gonflait sous l’effort de son souffle. Il me jeta un coup d’œil, mais la musique recommença et il ressentit instantanément l’impulsion de se remettre à danser.
— Est-ce qu’elle s’arrête un jour ? La chanson ?
Je secouai la tête, ma main balayant toujours le papier, ajoutant les autres lignes de son corps que je voyais apparaître.
— Non, répondis-je, elle tourne en boucle.
Avec un sourire, il prit son élan et sauta. Les cordes l’élevèrent en l’air. Ensemble, ils tournoyèrent, comme hors de contrôle, dans un mouvement fluide tout à fait nouveau. Et ma main continuait à dessiner.
Je fus aspiré dans le paradis d’un inconscient. La musique nous enveloppait tandis qu’il bougeait, son corps et ma main faisaient l’amour, ondulant ensemble au-delà du domaine de la pensée cohérente. Il continua à danser pendant que se répétaient trois fois les neuf minutes de la chanson. Comment ceci pourrait-il arriver ? Une telle perfection, j’avais du mal à croire qu’elle soit réalité.
À la fin de la chanson, cette fois, Sreven abandonna les cordes pour s’approcher de moi. Son regard était celui d’un prédateur traquant sa proie. Le feu du chasseur brillait dans ses yeux, sa peau luisait de sueur, sa poitrine gonflait au rythme lourd de sa respiration. J’en oubliai mon carnet de croquis, qui me glissa des mains lorsque Sreven s’installa à califourchon sur mes genoux et plongea pour s’emparer de mes lèvres.

Alors ? Bien ou bien ?!   cheesygrin

C'est très rare que j'ai un coup de coeur pour les deux hommes dans mes lectures M/M, mais ici c'est vraiment le cas et il ne peut pas en aller autrement tant pour moi Xherdan et Sreven sont complémentaires. Les deux seules pièces uniques et maîtresses d'un puzzle complexe et dévastateur. 

J'ai aimé Xherdan pour sa folie créatrice, sa passion démesurée, sa maladresse et son incompétence à communiquer et exprimer ce qu'il ressent aux autres, notamment à Sreven. Il est un être froid et sûr de lui au premier abord, et pourtant... ce qu'il lui arrive avec Sreven le dépasse, il se noie dans son trouble et ses incertitudes. Franchement être dans sa tête, c'était quelque chose !

Tout à coup, les larmes coulèrent sur mes joues, mon cœur me fit mal et ma poitrine menaça de s’ouvrir en deux. Comment était-il possible que le désir se transforme en amour ? Comment assimiler un tel concept ? Merde, quoi, l’amour était une vraie plaie, une douleur permanente ! Comment tout ceci avait-il pu m’arriver ? Pourquoi gaspiller l’amour sur un inverti obsédé par l’expression de son art ? Nous autres, artistes, ne devrions être que les témoins extérieurs du spectacle de la vie, afin de pouvoir la peindre, la jouer ou la sculpter. Nous ne devrions pas souffrir émotionnellement, comme je le faisais actuellement. Je trahissais les visions glorieuses que j’avais créées sur mes toiles blanches.

J'ai aimé Sreven pour toutes ces émotions fabuleuses qu'il m'a faites ressentir à moi aussi lorsqu'il dansait. Pour ses rêves et pour cette relative fragilité qu'il cache sous des dehors d'homme fort. Pour ses choix, sa persévérance et sa détermination de ne pas abandonner même quand tout lui semble pourtant perdu.

Un couple qui m'a transportée et chamboulée comme de rares autres lectures l'ont déjà fait avant, avec une qualité d'écriture d'une justesse et d'une poésie qui m'ont impressionnée. J'aimerais tellement être plus douée pour exprimer mon ressenti, trouver les mots justes pour dire ici à quel point cette auteure et son couple si atypique m'ont touchée. 

Un livre qui rejoint ma petite pile des rares lectures que je prendrai le temps de relire un jour et une histoire que je recommande bien évidemment !

Ma notation: 4.75/5

NB: maintenant que je me relis je dois m'excuser pour l'avis sans fin je me suis laissé un petit peu aller désolée  titter  mais bon pour ma défense j'ai vraiment aimé !
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Re: Inspire-moi seulement de Princess S.O.

Message  Lena Polskaia le Sam 2 Jan 2016 - 14:40

Un peintre de génie, qui se conduit parfois comme un enfoiré, et un danseur de pole dance qui ne sait pas trop où il met les pieds. Un coup du soir, puis de deux soirs, de pleins de soirs... et des jours magnifiques, plein de sexe, de peintures, d'inspiration, de confidences. Et puis le doute, la jalousie, la dispute, qui fait éclater la bulle de Xherdan et Sreven.



La trame du récit est classique en romance, mais les mots, l'expressivité (je ne sais pas si le mot existe, mais il me convient Lol!) des sentiments, ne le sont pas. Xherdan se voue tout entier à sa Muse, il ne sait communiquer ses émotions que par la peinture. Pour le reste, il a bien du mal à interagir avec les autres, à communiquer, sans être cassant ou caustique. Et si Sreven a l'air à priori plus ouvert et expansif, il a aussi une fragilité intérieure, lui qui n'ose pas trop croire en ses rêves. Leur histoire est passionnée et poétique, elle s'exprime d'avantage par les couleurs sur la toile, par la musique qui les unit et par les corps qui s'étreignent que par les grands discours. La couverture du livre, comme d'ailleurs les peintures de Princess S.O que l'on retrouve à la fin du livre, ou la play list, permettent de s'immerger encore plus dans les sensations de cette belle et romantique histoire d'amour. Mention spéciale pour le meilleur et seul ami de Xherdan, Dimitri, la Diva du Musée, à la fois amusant, sincère et touchant, qui je l'espère aura un jour sa propre histoire.





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