Lecture en Ligne - Unbreak Me de Lexi Ryan (Chapitre 2)

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Lecture en Ligne - Unbreak Me de Lexi Ryan (Chapitre 2)

Message  Julie-Ambre le Mer 5 Mar 2014 - 17:56

Comme vous le savez probablement, les éditions Hugo&Cie (éditeurs de Beautiful Bastard) publieront au cours de l'année plusieurs romances contemporaines et romans New Adult - un genre dont nous sommes plutôt friands sur le forum ! cheesygrin

Cela commencera avec Unbreak me de Lexi Ryan qui paraîtra le 6 mars prochain en librairie.



Présentation de l'éditeur

Maggie n’a que vingt et un ans. Objet de déception pour sa famille si parfaite, elle annule le mariage qui devait l’unir à William Bailey le seul homme qui croyait que son cas n’était pas désespéré. Un an plus tard il s’apprête à épouser sa sœur. À moins que Maggie ne lui demande d’y renoncer... Toujours séduite par le mari de sa sœur, elle rencontre Asher Logan, star du rock et homme brisé, qui l’attire irrésistiblement, un des rares à percevoir ses fêlures sous son masque. Asher la pousse à cesser de faire semblant. Mais, entrer dans cette spirale amoureuse avec Asher, conduirait Maggie à lui révéler ses secrets les plus vils et à lui pardonner les siens. Avec le poids que son passé fait peser sur ses épaules, va-t-elle choisir l’homme qui la soutient ou l’homme qui l’autorise à lâcher prise ?


Pour fêter la sortie du roman demain, nous vous proposons de découvrir le second chapitre en lecture en ligne sur le forum !
Si vous aviez manqué le premier chapitre, c'est ici : CHAPITRE 1
Bonne lecture !


2

William

Je suis addict.
Je suis ce con arrogant qui s’imagine qu’il peut contrôler son addiction. Je suis ce connard ignorant, persuadé qu’il est capable de jouer avec le feu sans succomber à la tentation.
Comment peut-on se tromper à ce point-là ?
Comme la plupart des addicts, je suis dans l’absolue incapacité de dire à quel moment cette addiction a démarré. Impossible de dire quand l’affection que j’avais pour elle s’est transformée en une attirance irrésistible et dangereuse. Était-ce quand, à quinze ans, elle est apparue dans ma chambre à la résidence universitaire de Notre-Dame ? La gamine d’à côté soudain transformée en une beauté aux courbes suggestives, aux yeux tristes et aux mains avides ? Ou quand je suis rentré de la fac et qu’elle est devenue partie intégrante de ma vie ? Ou bien cela n’a-t-il vraiment commencé que le jour où j’ai goûté à ses lèvres pour la première fois, dans le scintillement du soleil qui se reflétait sur le fleuve, et la brise qui jouait dans nos cheveux. Peut-être n’y a-t-il pas de véritable point de départ aux addictions ? En tout cas, il est certain qu’elles sont sans fin.
Soudain, la porte de la salle de bains s’entrouvre et me ramène au moment présent, me rappelant qui je suis et où je suis.
Krystal me regarde fixement, les bras serrés autour d’elle. Elle sort d’une longue douche chaude, mais semble glacée jusqu’aux os.
– Tu pourrais au moins faire semblant d’être déçu, tu sais.
Elle est furax. On le serait à moins. Ce jour comptait tellement pour elle. Elle avait tout planifié dans le moindre détail, comme si la perfection de la cérémonie pouvait faire oublier que j’avais d’abord été fiancé à sa sœur. Mais la journée à été un désastre. Et personne n’a rien oublié.
– Mais je suis déçu.
Je me rends bien compte que ma protestation manque de conviction. Pourtant je suis sincère.
– Dis-moi la vérité.
Elle s’assoit sur le lit, emmitouflée dans le peignoir en éponge de l’hôtel, trop grand pour elle.
– Es-tu soulagé ? Comme si tu venais d’esquiver une balle ?
Sa voix tremble, visiblement elle lutte pour retenir ses larmes et je me dis que je suis le roi des cons.
– Ne dis pas de bêtises, lui dis-je en lui prenant la main et en pressant ses doigts. Tu sais bien que je désire t’épouser.
Elle scrute mon visage de ses grands yeux bruns, cherchant à y déceler un signe de rechute.
– Tu n’es plus le même depuis qu’elle est revenue.
Nous savons tous les deux qu’il n’y a pas de façon satisfaisante de réagir à cette affirmation. Si j’acquiesce, je ne ferai que confirmer ses doutes. Si je nie, ce mensonge contribuera à creuser un fossé entre nous.
– J’ai vraiment l’intention de t’épouser, Krystal. Recommençons tout. Organisons une nouvelle cérémonie. Une nouvelle réception. Tout ce que tu voudras.
Elle cligne des yeux et m’adresse un sourire forcé.
– D’accord.
– Je t’aime.
Le ton de ma voix semble un peu désespéré à mes propres oreilles. Je le suis peut-être.
Elle pose la tête sur mon épaule et je frissonne quand l’humidité de ses cheveux traverse ma chemise. Il y a un mois, cette intimité suffisait à notre bonheur. Il y a un mois, lorsque je disais à Krysal que je l’aimais, je n’avais pas sur l’épaule un démon occupé à comparer cet amour avec celui que je portais à une autre. Il y a un mois, Maggie n’existait plus pour moi.
Je ferme les yeux, bien décidé à ne penser qu’à Krystal, à l’amour que j’éprouve pour elle, à celui qu’elle éprouve pour moi. À notre avenir. Mais, en fait, c’est Maggie que je vois. Maggie allongée près de la rivière après la pluie, les cheveux étalés en un soleil rouge qui se découpe sur le vert de l’herbe luxuriante, tandis qu’elle écoute le murmure de l’eau. Je vois les taches de rousseur de Maggie, les yeux verts de Maggie qui brillent quand elle me regarde en riant.
Krystal renifle contre ma poitrine et je la serre contre moi, me concentrant sur la sensation que j’éprouve quand je la tiens dans mes bras. Je m’efforce de ne pas m’évader de ce moment passé avec cette femme. Mais ma mémoire est la plus forte, et c’est le souffle chaud de Maggie sur mes lèvres que je sens, Maggie qui roule sous moi dans l’herbe humide de rosée, la bouche de Maggie qui se pose sur la mienne.
– Je t’aime aussi, dit Krystal.
Mais c’est à peine si je l’entends tant le bruit de l’eau de la rivière est fort à mes oreilles.
Je suis addict et Maggie Thompson est ma drogue.

***

Maggie

Techniquement, c’est de la violation de domicile. Techniquement, ce genre d’infraction ne fait pas partie de ce que la Nouvelle Maggie est censée s’autoriser. Mais je n’ai pas le sentiment d’enfreindre la loi lorsque j’utilise la superbe piscine si bien entretenue du voisin alors que, premièrement, je le fais depuis que j’ai seize ans, et que deuxièmement, son proprio, monsieur Plein aux As, n’est jamais là. Au contraire, je me dis que je lui fais une fleur. Il doit dépenser des masses de fric pour entretenir cet endroit, mais il n’en profite jamais. Il est toujours parti, dans sa maison de Vail, ou je ne sais où. Ce serait du gâchis si, moi, je n’en profitais pas, tout ça pour de vagues détails techniques.
Je me hisse par-dessus la grille, tout émoustillée à l’idée de braver l’interdit. L’endroit est noyé dans une végétation luxuriante. L’eau descend en cascade depuis un jacuzzi chauffé, jusqu’à la piscine. C’est plus une pièce d’eau qu’un bassin de natation. Je ne connais pas ce monsieur Plein aux As, mais je dois reconnaître qu’il a bon goût, et cette petite oasis est un de mes endroits préférés.
J’aurais pu rentrer directement chez moi après la réception, mais je savais que je n’arriverais pas à dormir. Après avoir dit à ma mère que je préférais rester pour la nuit, j’ai attendu que tout le monde soit couché avant d’attraper un peignoir et de traverser les quelques mètres de pelouse pour une baignade au clair de lune.
J’ai toujours été sujette aux insomnies mais, depuis que je suis revenue, c’est pire que jamais. Le silence de la nuit donne libre cours à mes pensées. Elles s’amplifient et tournent dans ma tête jusqu’à occuper tout l’espace. Loin d’ici, j’étais libre d’être qui je voulais, mais à New Hope, où que j’aille, je suis cataloguée. Quand j’étais enfant, j’étais simplement une des filles Thompson, mais depuis, les étiquettes sont devenues moins anodines. Le mouton noir. La fille qui a laissé tomber la fac.
La pute.
Je laisse glisser mon peignoir sur le sol et je plonge, totalement nue. En général dans l’Indiana, jusqu’en juin, l’eau des piscines est glaciale. Mais ici l’eau qui vient du jacuzzi chauffé maintient une température agréable du printemps à l’automne. De toute façon, je me baignerais même si l’eau était froide. Il n’y a que l’activité physique qui me calme. Ce soir, je vais faire des longueurs pour chasser mes démons. Jusqu’à l’année dernière, je n’avais rien connu d’autre que la vie dans une petite ville de province, je devrais donc y être habituée. Mais on peut vous poignarder une centaine de fois, la douleur est aussi vive à chaque fois.
Simplement, je ne m’attendais pas à ce que ce soit Will qui tienne le couteau, cette fois.
Aime-t-il vraiment ma sœur ? Est-ce le dépit qui le pousse à l’épouser ?
A-t-il dit toute la vérité à Krystal au sujet de notre rupture ?
Tout en nageant et en m’étirant dans l’eau, je me pose la question que j’élude depuis des semaines.
Suis-je prête à vivre ici, avec Will et Krystal qui filent le parfait amour sous mes yeux ?
Je compte vingt-cinq longueurs. Le rythme régulier de ma respiration me calme. L’eau qui coule sur ma peau apaise mes blessures. Finalement, je m’arrête et pose mes avant-bras sur le bord du bassin pour reprendre mon souffle, totalement absorbée par ma respiration et l’eau qui goutte sur mon visage.
– Vous vous entraînez pour les JO ?
Prise au dépourvu, je relève la tête brusquement. Dans la lueur de la lune je discerne la silhouette de l’inconnu rencontré au mariage. Il est là, à quelques mètres de moi, en maillot de bain, une serviette autour du cou. Je constate que j’avais raison à propos des tatouages. Une sorte de constellation d’étoiles orne son pectoral gauche, et une autre encercle son biceps impressionnant.
– Ça vous arrive souvent d’espionner les filles ?
– Seulement celles qui ont quelque chose de spécial.
Il laisse tomber sa serviette sur une chaise longue et plonge dans le bassin. Quand il refait surface, mon cœur s’emballe. Il est près de moi. Si près que je pourrais le toucher en tendant la main. Mais tout en explorant du regard sa large poitrine et ses épaules sculpturales, je recule.
– Qu’est-ce que vous faites ici ?
Il fronce les sourcils.
– J’habite ici.
Je ricane.
– Ben voyons !
Mais son visage reste impassible.
– Oh, putain! Sérieux ? Vous êtes monsieur Plein aux As ?
– Monsieur quoi ?
Il a l’air décontenancé. Et agacé. Un fou rire me prend. Je me suis toujours représenté le propriétaire de ces lieux sous les traits d’un vieux monsieur à cheveux blancs, avec cane et monocle. Asher est si éloigné de cette image que je n’arrive pas à garder mon sérieux.
– Oh ! Je suis désolée. C’est juste que je…
Je ne peux finir ma phrase tellement je ris et cela fait un bien fou. La natation a détendu mes muscles, apaisé mon esprit et rire est comme une jouissance immorale que je me suis interdite depuis trop longtemps.
– Il y a longtemps que vous n’êtes pas venue nager, dit-il doucement.
Mon rire s’interrompt brusquement.
– Vous me surveillez ?
Je devrais me sentir outragée. Mais l’idée que cet homme-là m’observe lorsque je nage nue dans sa piscine excite mes sens et fait courir mon sang plus vite dans mes veines.
Asher secoue la tête en scrutant mon visage.
– Mon jardinier m’a dit qu’une jeune fille venait nager en douce environ une fois par semaine. Je suppose que c’est de vous qu’il s’agissait.
– Ouais, dis-je doucement.
– Pourquoi avez-vous arrêté ?
– J’ai quitté la ville pendant un moment.
– Pour partir à la découverte du monde ?
Je secoue la tête.
– J’ai fait une fugue.
Il hoche la tête comme si ma réponse était parfaitement sensée et j’ai le sentiment que non seulement il accepte cette explication, mais qu’il comprend de quoi je parle. Ses yeux s’arrêtent un instant sur ma bouche, puis descendent vers l’eau et mes seins nus. Il retient sa respiration. Je suis envahie par l’excitation que procure la sensation d’être désirée, par l’impression trompeuse d’avoir de la valeur et, ce soir, je suis prête à faire semblant d’y croire. Brusquement, j’ai envie qu’il m’embrasse, qu’il me touche. Et même plus. J’ai envie de laisser un homme écraser ma solitude sous le poids de son corps. De le laisser effacer, de sa bouche, les souvenirs malheureux.
Le corps de cet homme-là. La bouche de cet homme-là.
– Je suis désolé d’avoir dû m’éclipser tout à l’heure, dit-il d’une voix basse et rauque en scrutant mon visage.
– Vous pouvez peut-être vous faire pardonner, je murmure en me rapprochant.
J’ai un moment d’hésitation, vite balayé par le regard sexy, gourmand, qu’il pose sur moi.
– Vous avez eu une dure journée, dit-il. Vous voulez qu’on parle ?
Je passe les bras autour de son cou.
– Qu’est-ce qui vous fait croire que j’ai envie de parler avec vous ?
Il pousse un grognement.
– Vous me regardez comme une femme affamée, attablée devant une côte de bœuf.
– Oui, dis-je dans un murmure. Et quel rapport avec le fait de parler ?
Il a un regard incroyablement sexy. Le genre de regard qu’on voit dans les magazines où l’homme sur la photo semble vous inviter à vous débarrasser de tous vos vêtements, tout en vous jurant que vous allez adorer ça.
– Vous ne voulez pas que nous fassions plus ample connaissance avant de satisfaire votre appétit ?
Je fais semblant de réfléchir à sa proposition.
– En fait, je suis plus intéressée par le repas que par la conversation.
– Vous êtes une gamine.
Cette objection, si c’en est une, n’a que peu de poids comparée à la pression que sa main exerce sur ma hanche.
J’accompagne du doigt une goutte d’eau qui descend sur son cou.
– J’ai vingt et un ans.
Je remonte les genoux et passe les jambes autour de sa taille, satisfaite lorsqu’il retient sa respiration avec un sifflement aigu.
– Est-ce à cause de lui que vous faites ça ? demande-t-il.
Je fronce les sourcils.
– Qui, lui ?
– Le fiancé de votre sœur ? Il y a quelque chose entre vous. Je l’ai vu dans vos yeux. Dans les siens aussi.
– William Bailey n’a rien à voir là-dedans.
Il n’a pas l’air convaincu, mais ne me contredit pas. Au lieu de cela, il effleure mes lèvres des siennes. Avec précaution. Avec douceur. Avec gentillesse.
C’est exactement ce que je redoute. Je sais que si on fait preuve de gentillesse avec moi ce soir, je vais m’effondrer, et je ne veux pas m’effondrer. Alors je lui mords la lèvre et je plante mes ongles dans ses omoplates. Un bref regard lui suffit pour saisir mon message. Il plonge une main dans mes cheveux et, de l’autre, il m’attrape par les fesses pour m’attirer contre lui. Sa queue durcit et se tend entre mes jambes, déclenchant en moi un afflux d’énergie palpitante.
Il frotte sa langue contre la mienne et un gémissement s’échappe de ses lèvres. À moins que ce ne soit des miennes, parce que je l’attire plus près, contre moi. Je resserre mes bras autour de son cou et je lui grimpe pratiquement dessus dans mes efforts pour être encore plus près, toujours plus près.
Je m’oblige à interrompre notre baiser et je m’écarte de lui. Je ne suis pas du genre à perdre le contrôle. Je ne perds pas la tête à cause d’un homme en espérant qu’il me sauve. Je ne veux pas qu’Asher me sauve.
Ses doigts descendent sur ma hanche en suivant un chemin invisible, et se rapprochent de plus en plus de cette tension brûlante entre mes cuisses. Il écarte les lèvres et nos souffles se mélangent, tandis que je savoure la chaleur de son corps contre le mien et la douce anticipation de ses doigts, de plus en plus proches de l’endroit où je veux qu’ils soient.
Je glisse la main sur sa poitrine nue et passe entre nos corps collés l’un à l’autre, pour aller le prendre dans ma paume à travers son maillot de bain. Il me gratifie d’un nouveau souffle haletant, et ses lèvres, et sa langue, chaudes et désespérées dans mon cou, mordillent, jouent, excitent. Électrisant ma peau hyper sensible à cet endroit.
Il prend mes seins dans ses mains et, cette fois, je sais avec certitude que le gémissement que j’entends vient de moi.
– Tu es tellement sexy, bordel !
Son pouce se balade sur la pointe de mon sein et un son étranglé s’échappe de sa gorge. Je glisse le bout des doigts sous la ceinture de son maillot de bain. Je veux le sentir dans ma main. Je veux que sa puissance me pénètre au moment où j’encercle de mes doigts son sexe chaud qui durcit et enfle en palpitant.
Pendant un moment, la suite des événements ne fait pas de doute. Ses mains parcourent mon corps avec avidité, sa bouche fait des choses délicieuses dans mon cou.
– Tu as un préservatif ?
La tête penchée sur mon épaule, il se met à rire et arrête instantanément de me toucher. Lentement, il remonte les mains le long de mon dos.
– Ce n’est pas exactement le genre de chose que je garde dans mon maillot de bain.
Je suis si excitée que c’en est douloureux. Asher est canon. Massif. Délicieux. J’ai envie de planter mes dents dans son cou. D’explorer du bout des doigts la toison de sa poitrine tout en passant les lèvres sur son abdomen plat et musclé.
Mais il n’a pas de préservatif et ça, c’est rédhibitoire.
– Et dans la maison ? je demande, le souffle court.
Mon cœur bat la chamade.
Il prend mon visage dans une de ses grandes mains.
– Pourquoi n’irais-tu pas en vitesse chez toi pour t’habiller ? Je t’invite pour le petit déjeuner.
Je reste bouche bée. C’est qui ce mec ? Qui peut se ressaisir aussi facilement.
– Tu es sérieux ? Je veux dire, tu ne veux pas…
J’en perds l’usage de la parole, ce qui ne m’arrive pas souvent.
– Bien sûr, il y a un tas de trucs que j’aimerais faire. Mais, chérie, tu ne sais rien de moi.
– C’est une obsession, ma parole !
Je décroise les jambes d’autour de sa taille et me passe la main sur les yeux. C’est bien ma chance ! Je me dégotte un voyou et, en fait, il s’avère être un grand sentimental qui veut d’abord mieux me connaître. Eh bien soit, si ça peut lui faire plaisir. En plus, ça cadre mieux avec mon idée de la Nouvelle Maggie, non ?
– Ça tombe bien, je ne suis pas ce genre de fille de toute façon.
J’attends une seconde, mais la foudre ne tombe pas du ciel.
– Ok, je suis de retour dans un quart d’heure.
Un petit sourire narquois effleure ses lèvres.
– Qu’est-ce que j’ai dit ?
– Rien, mais c’est juste que je ne connais pas une seule femme capable de se préparer en un quart d’heure.
Je me hisse hors de l’eau.
– Je te parie le petit déj’. Si je mets plus d’un quart d’heure, c’est moi qui ferai la cuisine.
Asher promène son regard sur tout mon corps en s’arrêtant sur les endroits qui m’avantagent.
– Marché conclu.
Je saisis ma serviette et, sans essayer de contenir le balancement de mes hanches, je sors par le portail pour la première fois de ma vie.
Je traverse la pelouse humide de rosée et me glisse chez ma mère par la porte de derrière. Je prends une douche rapide pour me débarrasser de l’odeur de chlore. Après m’être séchée et avoir mis de la crème, j’enfile un jean et un débardeur et j’attache mes cheveux humides en queue de cheval.
Au moment où je m’apprête à ressortir, je tombe sur ma mère qui bloque la porte. Les bras croisés, elle me regarde d’un air inquiet.
– Tu n’as rien à me dire ?
Un sentiment de honte, que je connais si bien, m’envahit et j’ai immédiatement l’impression qu’elle sait tout de ce que j’ai fait ce soir. Je me suis introduite dans la propriété d’à côté. J’ai rencontré un inconnu. Je me suis adonnée à la luxure. Tous ces péchés mortels, en si peu de temps !
– Je n’habite plus ici. Je n’ai pas besoin de ton autorisation pour aller prendre le petit déjeuner avec un ami.
Elle me regarde d’un air sceptique.
– À 3h du matin ?
– Et alors ? Si j’ai faim ?
Elle secoue la tête.
– Maggie, je te demande de réfléchir à tout ce que ce mariage représentait pour ta sœur. Je veux que tu penses à ce que tu pourrais faire pour arranger les choses.
Je reste bouche bée.
– Quoi ?
Elle redresse la tête et passe une mèche de ses cheveux auburn derrière son oreille.
– Nous sommes une famille, Maggie, et nous sommes prêts à te pardonner tes erreurs. Mais pour cela, il faudrait que tu acceptes de les reconnaître.
Je serre les poings, si fort que mes ongles pénètrent dans ma chair. J’ai entendu ce sermon si souvent que je pourrais le réciter en dormant. Et je l’ai mérité plus souvent qu’à mon tour.
– Je ne suis pour rien dans cette histoire de boule puante, dis-je sur un ton dur et acide, les mâchoires serrées.
– Maggie…
Je la repousse et je sors dans le clair de lune, l’estomac noué par la colère et l’humiliation.
Je suis à peu près calmée lorsque j’arrive chez Asher. Je le trouve sous son patio, une tasse fumante à la main.
– Perdu !
Je me raidis, encore sous l’effet de mon altercation avec ma mère.
– Pardon ?
Il sourit et désigne sa montre.
– Vingt-cinq minutes. Tu as perdu ton pari.
Mais son sourire s’évanouit aussitôt.
– Tout va bien ?
– Ah oui ! c’est vrai. Ouais, ouais, ça va, je fais avec un petit signe de la main.
Je pousse un long soupir et m’installe dans un fauteuil. Au-dessus de nous la lune étincelle et des myriades d’étoiles parsèment l’obscurité insondable.
– Ça m’a manqué.
– Quoi ? Le petit déjeuner ? Les premiers rencarts ?
– Les étoiles. En ville, il y a de la lumière partout. On n’y échappe pas. On ne voit pas les étoiles et ça m’a manqué, dis-je plus pour moi que pour lui.
Tout à coup, je réalise ce qu’il vient de dire et je me tourne vers lui.
– Et d’abord, ceci n’est pas un rencart.
Asher hausse un sourcil mais n’insiste pas.
– Alors, comme ça tu es partie pendant un moment, et maintenant tu es revenue… pour de bon ?
Je fronce le nez.
– Tu tiens vraiment à continuer le petit jeu des présentations ?
– Absolument.
Il sourit et se penche vers moi.
– Moi, j’aime la randonnée, les fruits de mer et les longues promenades sur la plage au soleil couchant.
Je souris malgré moi.
– On pourrait croire que nous sommes un pays de randonneurs acharnés, dis-je. Si tous ceux qui prétendent aimer la randonnée en faisaient vraiment, les sentiers des parcs nationaux seraient impraticables.
– À ton tour, dit-il. Dis-moi quelque chose sur toi.
Ce mec n’est décidément pas croyable ! Je lui pique sa tasse et je bois une longue gorgée de café chaud et corsé.
– J’attends.
Je laisse la chaleur de la boisson se répandre dans mon estomac et apaiser la tension de mes épaules.
– Bon, il y a peut-être une chose que je ferais mieux de te dire.
– Qu’est-ce que c’est ?
– Eh bien, en réalité, je suis ce genre de fille.
Il part d’un rire franc, profond et sexy.
– Je n’en doute pas un seul instant.
– Tu ne me crois pas ? Tu n’as qu’à demander à… oh ! à n’importe qui dans cette ville.
Une ombre passe dans son regard. Si la tristesse avait une couleur, je dirais que c’est celle de ses pupilles à ce moment-là.
– Je n’attache guère d’importance à ce que les gens disent. Et, de toute façon, je préfère apprendre qui tu es directement de ta bouche.
Il ne peut pas imaginer ce que cette simple affirmation signifie pour moi. Le silence s’installe entre nous tandis que je réfléchis à la façon de résumer ma vie en quelques phrases. Il ne me presse pas. Contrairement à la plupart des gens, il ne semble pas gêné par le silence. Ce simple fait me pousse à me confier à lui.
– Je suis Maggie, tout simplement.
Je réfrène mon désir de tout déballer. Après des mois de réclusion dans la prison de silence que je me suis construite délibérément, je suis en manque de confident. Mais Asher est trop sexy pour le rôle.
– Je suis le mouton noir. Celle qui a arrêté ses études. Une affamée. Qui a le feu aux fesses.
Il pousse un grognement rauque qui témoigne de sa propre excitation.
– Eh bien, pour ce qui est du côté affamé je peux faire quelque chose, mais la dernière partie devra attendre.
Mais je ne veux pas attendre, moi. J’ai besoin de… m’évader. D’oublier.
– J’ai pour principe d’honorer mes paris. Je vais cuisiner pour toi, dis-je en entourant son biceps de mes doigts.
– Tu sais vraiment cuisiner ?
Je lance un regard vers les grandes portes à double battant, à l’arrière de sa maison. Mais je me ravise, je préfère qu’on aille chez moi.
– Viens chez moi, je vais te le prouver.
Je crois que nous savons, l’un comme l’autre, que je ne suis pas le moins du monde intéressée par la nourriture.

***

Asher
Maggie ne met pas de lait dans son café, ni de crème, ni de sucre. Rien que du café, noir. C’est aussi comme ça qu’elle se présente – sans fard, sans chichis, sans faux-semblants. Rien que Maggie, tout simplement.
Ça me plaît. Ça me plaît même plus que je ne le voudrais. Elle me plaît plus que je ne voudrais. Plus qu’aucune femme ne m’a plu depuis que Juliana m’a jeté.
Nous sommes chez elle, dans la petite bicoque qu’elle loue à New Hope, et la table de la cuisine est encombrée des plats du petit déjeuner.
– J’ai décidé que je ne vais pas coucher avec toi, finalement, m’informe-t-elle entre deux bouchées d’omelette à la feta.
– Ah bon ?
– Ouais, ce que je mange est tellement bon que je n’ai pas besoin de toi pour prendre mon pied.
Elle boit une gorgée de café. Elle se lèche la lèvre inférieure à chaque gorgée, en toute innocence, mais cela m’évoque d’autres images de bouche et de langue, dans un contexte bien différent.
– Hum, dis-je, en faisant semblant de réfléchir. Ton omelette est délicieuse, c’est sûr, mais je te garantis que ce n’est rien comparé à moi.
– Tu es sûr ?
Elle enfourne une autre bouchée.
– Parce que, là, je suis au bord de l’orgasme gustatif, ajoute-t-elle en fermant les yeux.
Elle incline légèrement la tête en arrière et émet un petit son de gorge.
Je pose ma fourchette. Dans la combat que se livrent mon estomac vide et ma queue palpitante, c’est ma queue qui l’emporte. Maggie n’est pas simplement magnifique – les femmes magnifiques ne manquent pas dans ce monde. Mais Maggie est plus que cela. C’est un modèle de contradictions et je suis un étudiant motivé dans ce domaine.
Mon séjour à New Hope touche à sa fin et je ne sais pas à quoi je pensais en la rejoignant dans la piscine ce soir.
Ce n’est pas vrai. En réalité, je sais exactement à quoi je pensais. Je pensais à ses grands sourires et à ses yeux verts si brillants. Des yeux si familiers que je suis sûr de les avoir déjà vus quelque part. Je pensais à sa peau douce et nue, à ses épaules halées. Je pensais à l’expression sur son visage quand, au bord de la rivière, ce connard en smoking lui a dit qu’il en épousait une autre. Je n’ai pas saisi tout le sens de leur conversation. Je n’ai pas eu besoin de comprendre pour savoir qu’elle avait besoin de moi. Je l’ai senti.
– Et ça t’arrive souvent de préparer le petit déjeuner pour des inconnus ?
Elle me parcourt des yeux en s’attardant sur ma poitrine et sur le tatouage qui orne mon biceps.
– Seulement lorsqu’ils sont beaux.
Ou seulement lorsqu’elle essaye de se sortir un autre homme de la tête.
– Tu es étudiante ?
– Pas en ce moment.
Elle repousse son assiette.
– Tu en veux encore ? Je peux en refaire si tu veux.
D’habitude, les femmes s’empressent de me raconter leur vie, en essayant de provoquer ma compassion. D’habitude, les femmes m’appellent au secours. Mais pas celle-ci.
– Tu fais exprès de changer de conversation chaque fois que je te pose une question personnelle ?
Maggie se renfonce sur sa chaise.
– Je suis une personne réservée.
Aussitôt, des images affluent à mon esprit – je revois ses cheveux mouillés tirés en arrière, dégageant son visage, ses seins rebondis sous la surface de l’eau. Quand elle a pointé sa langue pour goûter à mes lèvres et qu’elle a croisé les jambes autour de ma taille, j’ai perdu la tête.
Maggie se mordille les lèvres, je les imagine descendant le long de mon ventre, se refermant autour de ma queue.
« Tu ne veux pas… » avait-elle demandé.
– Tu n’avais pas l’air si réservée tout à l’heure, dans la piscine.
– Ce n’était qu’une histoire de sexe, Asher.
Encore une contradiction. Cette franchise. Cette sexualité qu’elle me jette à la figure, tout en esquivant toute forme d’intimité. Bien sûr, en ce moment, je ne serais pas contre une petite aventure « juste pour le sexe ». Il y a trop longtemps que je n’ai pas touché une femme, que je n’ai pas senti une bouche de femme sur mon sexe, pour ensuite me perdre en elle.
Mais je n’en suis pas au point de mettre un terme à ma retraite de célibataire avec quelqu’un d’aussi vulnérable que Maggie. Parce qu’elle peut dire ce qu’elle veut, ce qui s’est passé dans la piscine n’était pas qu’une histoire de sexe. Il s’agissait bien de lui. Le marié. L’homme qu’elle ne quittait pas des yeux pendant que nous dansions.
– Veux-tu que je te présente ma petite fille ? dit-elle soudain en me tirant de ma rêverie.
– Tu as un enfant ?
Où sont les jouets ? Il y a bien des jouets pour chien dans la maison, mais pas la moindre poupée, Barbie ou autre. Bien sûr, Maggie se ferait probablement couper en rondelles plutôt que de laisser son enfant jouer avec des poupées Barbie. Mais il pourrait au moins y avoir des peluches ou des livres d’images ? J’espère qu’elle ne fait pas partie de ces mères qui se déchargent de leur enfant sur la nounou. C’est une idée qui me met mal à l’aise.
Tout à coup, j’ai une intuition.
– Ta petite fille, c’est un chien, c’est ça ?
Maggie bondit de sa chaise et ouvre la porte de derrière.
– Viens là, mon bébé. Tout va bien. Lucy, viens dire bonjour à maman !
J’adore l’idée que cette femme de caractère possède un petit chien gâté. Mais cette représentation est aussitôt pulvérisée par soixante kilos de Rottweiler qui se précipitent sur Maggie avec la joie frénétique d’un chiot de dix livres.
Quand elle arrive aux pieds de Maggie, Lucy se plaque au sol et roule sur le dos.
– J’aurais dû m’en douter, dis-je en marmonnant.
– Quoi ?
– J’aurais dû me douter qu’une fille comme toi, avec une personnalité de chienne de garde, aurait un putain de gros chien de garde.
Maggie a un petit rire de dérision.
– Tu parles ! Lucy est la chienne la plus trouillarde que je connaisse. Ce n’est pas vrai, ma chérie ? dit-elle sur un ton enamouré en lui caressant le ventre.
Lucy se tortille de plaisir.
– Donc, tu n’as pas d’enfant, finalement ?
Maggie se relève et la chienne vient se réfugier dans ses jambes.
– Il n’y a que Lucy et moi, ici.
Je m’accroupis et je tends la main.
– Viens-là, mon chou.
Lucy pousse un grognement qui tient à la fois du gémissement d’excitation et du cri de terreur.
– On apprend tout juste à se connaître, m’explique Maggie. Je l’ai prise dans un refuge quand je suis revenue ici le mois dernier.
Je reste la main tendue, mais je lève les yeux vers Maggie.
– Pourquoi pas un chiot ? C’est ce les gens adoptent, en général.
– C’est bien pour cela que Lucy avait besoin de moi.
Son regard s’adoucit tandis qu’elle observe l’animal et elle ajoute calmement.
– Et moi, j’avais besoin d’elle.
Lucy finit par s’approcher de moi timidement. Maggie ouvre de grands yeux.
– Bon Dieu, je n’en reviens pas !
Je hausse les épaules. Lucy se couche à mes pieds et se roule sur le dos pour que je lui caresse le ventre.
– C’est comme ça, les chiens m’aiment.
– Lucy a peur de tout le monde. Même de ma mère.
– Peut-être qu’elle a raison d’en avoir peur.
Maggie ricane.
– Tu ne crois pas si bien dire.
Elle m’attrape par la main et me relève.
– Il est hors de question qu’elle t’aime plus que moi.
Son visage n’est qu’à quelques centimètres du mien et une arrière-pensée vient me tracasser de nouveau. Où ai-je déjà rencontré cette femme ? Je l’ai peut-être croisée en ville au cours d’un de mes rares séjours dans ma maison près du fleuve, ces dernières années. Pourtant cette sensation de déjà vu me paraît plus profonde que ça.
Elle a la peau claire et fraîche. Son nez est couvert de taches de rousseur. Et je jure qu’elle a l’odeur du linge qui sèche au soleil de l’été.
Putain, je suis mal barré.
– Tu accepterais de sortir avec moi un de ces soirs, Maggie ?
– Je n’ai pas de temps à perdre pour ces jeux préliminaires, dit-elle dans un murmure rauque qui m’évoque une grasse matinée dans un lit douillet, avec les rayons du soleil jouant sur nos corps, que nous explorons mutuellement.
– Qui a parlé de ça ?
– Les rencarts, ça sert à ça, non ? dit-elle en posant les yeux sur mes lèvres. Moi, si j’ai envie de quelque chose, je le prends sans attendre.
– Et tu penses que tu as envie de moi ?
Un large sourire illumine son visage.
– Suis-moi, tu verras bien.
En redressant la tête, elle se dirige vers le couloir. Je la suis docilement. Elle s’appuie contre le chambranle de la porte et passe son débardeur au-dessus de sa tête. Elle a la peau laiteuse et ses seins lourds sont moulés dans un soutien-gorge noir très simple, sans dentelles, sans chichis. Et malgré tout, tellement sexy, bordel ! Je me souviens de leur poids dans mes mains, de ses tétons dressés contre ma paume, de son souffle haletant dans mon cou.
– Maggie, qu’est-ce que tu fais ?
– Je n’ai pas encore peaufiné tous les détails, mais je crois que nous pourrons improviser. Nous disposons de – elle regarde la pendule par-dessus son épaule – environ cinq heures avant que j’aille chez ma mère accomplir mon devoir de gentille fille bien élevée, le temps d’un brunch en famille.
Elle laisse tomber son t-shirt sur le sol et je grogne sans le vouloir quand elle commence à déboutonner son jean. J’arrête son geste de la main.
– Oh pardon ! dit-elle en me regardant d’un œil rieur. Tu voulais le faire toi-même ?
Elle ne sait pas à quel point j’en ai envie. Bien sûr, je pourrais le faire. Je pourrais la baiser aujourd’hui et l’oublier dès demain. Ça n’étonnerait personne. Tout le monde pense que je suis un gros connard égoïste, alors pourquoi ne pas leur donner raison ?
– Je ne vais pas coucher avec toi, Maggie. Pas encore.
Ses yeux s’étrécissent.
– Je t’ai dit que je n’aimais pas tous ces préambules. Ce n’est pas mon truc.
– Et moi, ce n’est pas mon truc de baiser une femme qui est accro à un autre homme.
– Je ne vois pas d’autre homme ici. Toi, si ? dit-elle avec un sourire amusé.
Sans me quitter des yeux, elle s’extrait de son jean en se tortillant. Elle ne porte plus maintenant que son soutien-gorge et un minuscule string noir. Je serre les poings pour résister à la tentation de passer la main sur sa hanche. Je serre les dents pour ravaler mon désir de poser mes lèvres entrouvertes sur son ventre plat et musclé. Je m’accroche au montant de la porte et je respire profondément.
– Je cours sous la douche, dit Maggie en retirant le ruban qui maintenait ses cheveux, faisant tomber un épais rideau de boucles rousses sur ses épaules.
– J’adorerais avoir de la compagnie mais, bien sûr, tu fais comme tu l’entends, ajoute-t-elle.
Elle disparaît au bout du couloir et je commence le compte à rebours.
Dix… Neuf…
On entend des bruits de plomberie récalcitrante, puis l’eau de la douche. Je l’imagine sous le jet, sa peau diaphane luisante d’humidité.
Huit… Sept… Six…
Ce serait si facile de la suivre, si facile de faire comme si je ne voyais pas cette douleur au fond de ses yeux.
Cinq… Quatre…
Mais je suis déjà trop attiré par elle. Elle exerce une force magnétique sur moi.
Trois… Deux…
Mon désir est si violent que je grogne de douleur.
Un.
Je ne la pénétrerai pas tant qu’un autre homme occupera toutes ses pensées.
Je l’ai dit. Je le fais.
Faire demi-tour et sortir de la maison arrive en pole position sur la liste des choses les plus difficiles que j’ai jamais eu à accomplir.

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Re: Lecture en Ligne - Unbreak Me de Lexi Ryan (Chapitre 2)

Message  lolyne le Mer 5 Mar 2014 - 20:37

Bon cette fois me voilà conquise !! Je veux la suite  cheesygrin     , bientôt bientôt !!! merci Julie-Ambre !     

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Re: Lecture en Ligne - Unbreak Me de Lexi Ryan (Chapitre 2)

Message  Julie-Ambre le Jeu 6 Mar 2014 - 15:14

De rien Lolyne !   

Et le roman est sorti aujourd'hui en librairie !   

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Re: Lecture en Ligne - Unbreak Me de Lexi Ryan (Chapitre 2)

Message  lolyne le Jeu 6 Mar 2014 - 17:04

Il sera mien samedi !!!!!!!! Very Happy  Very Happy  Very Happy

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Re: Lecture en Ligne - Unbreak Me de Lexi Ryan (Chapitre 2)

Message  Zazazoo le Jeu 6 Mar 2014 - 18:43

Encore un chapitre qui donne envie !   Okay 

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Re: Lecture en Ligne - Unbreak Me de Lexi Ryan (Chapitre 2)

Message  Serendipity le Jeu 6 Mar 2014 - 21:45

Pas livré aujourd'hui dans ma librairie, du coup il a atterri sur ma tablette!
Plus le temps d'attendre  Very Happy

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Re: Lecture en Ligne - Unbreak Me de Lexi Ryan (Chapitre 2)

Message  EmmaMorgane le Ven 7 Mar 2014 - 14:22

Le résumé du bouquin me laissait hésitante... le premier chapitre m'a bien plu et ce deuxième chapitre m'a convaincu...  bounce  je le veux !

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Re: Lecture en Ligne - Unbreak Me de Lexi Ryan (Chapitre 2)

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